Les carnets de Michaël Cailloux dans Le Figaro Magazine

Les carnets de Michaël Cailloux dans Le Figaro Magazine
14 septembre 2016 Nicolas
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CARNET DU JOUR
Ça ne fait pas un pli : il y a dix ans, l’avenir du papier semblait plié, façon origami net et précis. On osait à peine sortir un carnet, sous peine de passer pour une vieille bique attachée à son keepsake. L’agenda était ringardisé par le smartphone, le bloc-notes était remplacé par l’ordinateur. Ne parlons pas du journal intime délaissé par des demoiselles préférant exposer chaque minute de leur vie sur des sites impudiques. Une révolution battue en brèche par les hussards du papelard, les plus indécrottables des scribouillards. Résultat ? Face à une demande constante, renforcée par le retour des loisirs créatifs, de nouvelles marques de papeterie, très souvent françaises, sont apparues. Rapidement la société Papier Tigre et ses carnets cachetés de forme géométriques s’est imposée avec succès (250 points de vente dans 25 pays). Les concept-stores branchés, comme Merci ou Fleux, à Paris, ont développé des rayons où s’alignent désormais une palanquée de modèles qui se distinguent par leur originalité. Les Editions du Paon ont ainsi opté pour l’impression letterpress : un procédé qui offre un rendu tactile et visuel différent de l’impression moderne. L’oeil s’attarde également sur des couvertures de plus en plus graphiques et sophistiquées, à l’exemple des créations présentées par Normann Copenhagen. Ma Poésie, Calepino, Astier de Villatte, voir Diptyque – les bougies- qui se lance aussi dans la partie. Coup de cœur en cette rentrée pour les pièces uniques de l’artiste Michaël Cailloux et de la relieuse d’art Reine Taëvran, qui ont notamment réalisé pour Dior Home une série limitée et numérotée de tout beauté, vendue à Londres, 160-162 New Bond Street. Plus classiques, mais tout aussi raffinées enfin sont les collections de la jeune marque Soixante5 (photo, carnet orange) dont on aime la sobriété et les très élégants porte-carnets en cuir que l’ont peut garder d’une année sur l’autre. Laissez parler les p’tits papiers : ils n’ont pas dit leur dernier mot. 
Laurence Haloche
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