Michaël Cailloux fait mouche dans “Palace Costes”

Michaël Cailloux fait mouche dans “Palace Costes”
20 janvier 2015 Nicolas

Michaël Cailloux : Un artiste qui fait bzzzzzz ! 

Pour le numéro spécial 10ème anniversaire, le magazine Palace Costes met à l’honneur, et cela pour deux mois, Michaël Cailloux. Après une rentrée riche en actualités et parutions, revoilà l’artiste qui fait mouche avec une double page consacrée à ses bijoux muraux. Un beau portrait qui met en lumière le travail délicat, sensible et poétique de cet artiste hors du commun.

Suivez son regard doux et laissez-le prendre la mouche. Elle risque fort de se poser sur votre bouche. Passionné par le XVIIIè siècle, Michaël Cailloux, un designer textile de 39 ans, remet au goût du jour les “assassines”, “baiseuses” et autres “discrètes” fort prisées sous l’Ancien Régine. En collant sur leurs visages une petite mouche en tissu, les femmes (et parfois les hommes) affichaient ainsi leur humeur du moment, selon un langage galant très codifié : au coin de la bouche, la baiseuse ; l’assassine ou la passionnée près de l’oeil ; la discrète au menton…

A une époque où les jeux de séduction passent plutôt par internet, cela m’amusait de relancer une telle pratique” explique Michaël Cailloux qui réalise ses créations sur mesure et sur commande dans du taffetas de soie noir, comme à l’époque. Pour comprendre la fascination qu’exercent sur lui les insectes en général et la mouche en particulier,il faut chercher la petite bête dans ses carnets, noircis de centaines de croquis minutieux : ” L’esthétisme de la mouche, symbole de vie et de mort, injuste objet de répulsion, m’inspire. Tout petit déjà, je dessinais sur la moindre chose qui me tombait sous la main… y compris mes draps!” Après avoir oeuvré plus de dix ans au service de maisons prestigieuses (Baccarat, Cartier, Nina Ricci…) Michaël Cailloux est rattrapé par le besoin viscéral de créer ses propres oeuvres. En 2009, ce perfectionniste lâche sa société de design et entreprend une démarche plus artistique, sans concessions.

Cuivre, satin de soie, taffetas, papier, et bientôt cuir… son drôle de bestiaire prends vie au gré de ses matières fétiches. “Il s’agit de pièces uniques que je réalise entièrement à la main”. Un univers raffiné, poétique, qui rappelle les natures mortes du XVIè siècles et le style des Arts Nouveaux. Inspirés des peignes Lalique, ses bijoux muraux en cuivre (mouches murales) s’accompagnent d’estampes (mouches estampillées) fruits du mariage inédit de deux techniques, celles du bijou et de la gravure à l’eau-forte. “J’adore détourner les “accidents” générés par le bain d’acide qui donnent parfois un aspect vieilli à mes oeuvres et en accentue le côté anachronique”.

Michaël Cailloux exposera du 16 au 21 décembre à l’Espace Beaurepaire ( Paris Xè) et sera à l’honneur dans un ouvrage publié chez Thames & Hudson, qui sortira en janvier. La célèbre maison d’édition d’origine britannique vient de la classer parmi les “70 artisans d’art les plus innovants du monde”.

PATRICIA KHENOUNA

In 2009, after 10 years working for luxury brands ( including Baccarat, Cartier and Nina Ricci), Cailloux closed his design company and began using copper, silk satin, taffeta and paper to create etchings and “wall jewerly”that recall both 16th-century still lives and the Art Nouveau. “I love using ‘accidents’ created by the acid bath, ” he says, “as sometimes they give and aged look to my work that accentuates its anachronistic side. “Thames&Hudson has proclaimed Cailloux among the “70 most innovative artisans in the world” and will celebrate his work in a new book, out in January.

 

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