Savoir-faire


SAVOIR-FAIRE


SAVOIR-FAIRE


« Un authentique orfèvre du mur ! », Elle Décoration, avril 2015

Le travail de Michaël Cailloux est le résultat inédit d’un croisement de deux techniques d’artisanat d’art : la gravure à l’eau forte et le bijou.

Il a pour particularité de sculpter la plaque de cuivre qui lui sert à imprimer ses gravures. A l’aide d’une scie à archet, d’une bouterolle et d’un ciselé, il façonne une œuvre hybride, à la frontière entre la sculpture et le bijou, qu’il baptise « Bijou mural ».

Quant à ses estampes, elles sont réalisées dans la tradition : pointe, morsure au perchlorure de fer, aquatinte… Avec un travail de recherche sur le dosage de l’encre, le manque et l’effacement, ce qui fait ressortir davantage le gaufrage et/ou le dessin. Il les imprime à 4 exemplaires maximum par couleur.

L’artiste a également détourné le papier peint avec des fragments voués à habiller les murs comme des tableaux. Il utilise les dessins préliminaires de ses bijoux et gravures pour des réalisations en série limitée.

Inspirations & themes


« Ses sources d’inspiration ? Natures mortes flamandes, Art Nouveau, toile de Jouy… » Elle Décoration, avril 2015.

La Contemplation

Les plantes, les bêtes de nos campagnes ou encore les insectes ont toujours été pour Michaël Cailloux sources de poésie et d’inspiration à portée de main.

Les natures mortes

La nature morte est son thème de prédilection. Dans le domaine de la peinture, entre la seconde moitié du XVème et les premières décennies du XVIème siècle, la mouche est représentée grandeur nature dans certaines peintures néerlandaises, allemandes ou italiennes. Elle symbolise la vanité humaine et amène de la vie là où il n’y en a pas. C’est pourquoi elle est devenue la signature de Michaël Cailloux.

Le trompe-l’oeil

Son oeuvre s’inspire également du trompe-l’œil, un genre pictural destiné à jouer sur la confusion de la perception. Il s’agit d’une illusion provoquée soit par l’aspect du rendu, la technique utilisée ou le sujet exploité. Ainsi, ses bijoux muraux semblent venir tout droit du passé.

La fusion

Un travail autour de la fusion entre certaines parties du corps humain, des « morceaux choisis » par l’artiste, et la flore son thème de prédilection. Des personnages et des insectes hybrides, symboles de la métamorphose, toujours en symbiose avec la nature.

Bouquets de sens

Recherche autour de la symbolique du bouquet de fleurs et des messages qu’ils sont voués à faire passer. L’objectif : des bijoux et gravures «porte bonheur », comme des gris-gris qu’on accroche au mur pour symboliser la vie et ses croyances.

Paréidolie

Travail autour de l’illusion d’optique, comme celle qui nous amène à identifier des visages ou des animaux dans les nuages. Un thème surréaliste où la nature perd tout contrôle de la raison.

Influences tous Zzzzzzzzzazimuts !


Pour obtenir ses natures mortes, Michaël Cailloux a été inspiré par :

• « Les bijoux art nouveau », comme René Lalique avec ses bijoux, ses esquisses et ses peignes théâtraux ; • Les natures mortes du XVIIe siècle, dans les écoles du nord (Flandres et Hollande); • La vierge à l’enfant de Carlo Crivelli, 1473;

• L’œuvre de Félix Bracquemond comme « la Grande Langouste aux antennes relevées »; • Les découpes de papier chinois, notamment l’art folklorique du papier découpé de Gaomi, source d’inspiration pour la composition de mes dessins avec troc de la feuille de papier contre la feuille de cuivre;

• Les paperolles reliques et objets de cultes des morts, de croyance apparaissant dans la seconde moitié du XVIIème siècle; • les gravures anciennes par leur traité graphique; • les ex-voto.